Recommandations HAS et GCC-CSO sur l’obésité de l’adulte : comment Boli Care s’y conforme
Les parcours de soins ne peuvent évoluer sereinement que s’ils s’appuient sur des outils respectant les recommandations des sociétés savantes et des autorités de santé du pays. C’est pourquoi, depuis le premier jour, nous fondons la conception et les évolutions de la plateforme Boli Care sur les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), ainsi que, depuis leur publication en 2025, sur les recommandations plus spécifiques du GCC-CSO.
La démarche, les fonctionnalités et les contenus présentés aux patients s’appuient sur les recommandations de ces textes. En tant que professionnel de santé, vous pouvez donc proposer Boli à vos patients en toute confiance : la plateforme a été conçue pour s’inscrire dans les recommandations en vigueur, et elle laisse au soignant chacune des décisions qui lui reviennent.
Un alignement, pas un soutien
Cet alignement est une démarche propre à Boli Care. Il n’est en aucun cas le signe d’un soutien, d’une validation ou d’une recommandation de la part de la HAS ou du GCC-CSO. Ces organisations restent parfaitement indépendantes, de même que les personnes qui composent leurs instances, leurs groupes de travail et leurs équipes. Boli Care n’entretient aucun lien d’intérêt avec ces organisations, ni avec les personnes qui y siègent.
1. Trois textes de référence
La recommandation de bonne pratique de la HAS (2022)
Validée par le Collège de la HAS le 2 juin 2022 et élaborée avec la Fédération française de nutrition, la recommandation « Obésité de l’adulte : prise en charge de 2e et 3e niveaux. Partie I : prise en charge médicale » compte 42 recommandations, presque toutes issues d’un accord d’experts1.
Elle organise d’abord les soins en trois niveaux de recours : le médecin généraliste coordonne le niveau 1, le médecin nutritionniste le niveau 2, et les centres spécialisés de l’obésité (CSO) et CHU assurent le niveau 3. La gradation repose sur sept paramètres (IMC, retentissement médical, retentissement fonctionnel, dimension psychologique, étiologie, comportement alimentaire, trajectoire pondérale) et non sur le seul IMC, en décision médicale partagée1.
Elle détaille ensuite l’évaluation à proposer : dépistage des complications, recherche systématique des troubles du sommeil, évaluation précise du comportement alimentaire (hyperphagie boulimique, syndrome d’alimentation nocturne, questionnaire SCOFF), dimension psychologique et sociale, activité physique et qualité de vie1.
Pour les modifications du mode de vie, elle rappelle que l’objectif ne se résume pas au poids, que la réduction des apports doit être modérée et personnalisée, que les régimes déséquilibrés ou très restrictifs sont déconseillés, et que la démarche éducative doit être au cœur de toute prise en charge. Elle fixe des repères d’activité physique (150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine et au moins deux jours de renforcement musculaire, atteints progressivement) et souligne l’intérêt des thérapies cognitivo-comportementales, émotionnelles et de la pleine conscience1.
Enfin, la décision d’un traitement médicamenteux relève des niveaux 2 et 3, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite, ou d’emblée dans certaines situations sévères1.
Le guide du parcours de soins de la HAS (2023, mis à jour en 2024)
Le guide « Surpoids et obésité de l’adulte », publié en 2023 et mis à jour en 2024, organise le parcours autour de 20 messages clés2 :
- Dépister le surpoids et l’obésité tout au long de la vie, en mesurant l’IMC et le tour de taille.
- Coconstruire un projet de soins personnalisé dès le diagnostic, à partir d’une évaluation multidimensionnelle et pluriprofessionnelle : repérage des troubles des conduites alimentaires, des difficultés psychologiques et de la vulnérabilité sociale, prévention de la stigmatisation, recours aux associations d’usagers.
- Graduer les soins selon trois situations de complexité (non complexe, complexe, très complexe), avec une éducation thérapeutique dès le diagnostic, des temps de coordination et un suivi sur plusieurs années, à vie dans les situations complexes. Le suivi médical est au moins mensuel au départ, et réévalué à 6-12 mois.
- Accompagner les personnes avant et après une chirurgie bariatrique, et être attentif aux populations spécifiques.
Le guide précise que la perte de poids n’est pas prioritaire dans les situations non complexes, et que la stabilisation du poids est déjà un succès. Il encadre aussi les outils : l’autosurveillance (suivi du nombre de pas, journaux alimentaires, santé mobile) doit être accompagnée par un professionnel et déconseillée en cas de trouble alimentaire restrictif ou d’activité physique excessive ; le télésoin peut être combiné au présentiel ; les outils d’autoformation complètent l’éducation thérapeutique sans la remplacer2.
La prise de position du GCC-CSO (2025)
Le Groupe de Concertation et de Coordination des Centres Spécialisés de l’Obésité (GCC-CSO) a publié en 2025 une prise de position sur les traitements médicamenteux de l’obésité (liraglutide, sémaglutide, tirzépatide) chez l’adulte. Rédigé de mai à septembre 2025 par un groupe de douze experts coordonné par la Pr Judith Aron-Wisnewsky et le Pr Emmanuel Disse, le texte a été relu et approuvé par quinze organisations (sociétés savantes, associations de patients et le GCC-CSO lui-même). Il réunit 45 avis du groupe de travail, pour la plupart gradés, et 21 informations pratiques3.
Ses principaux messages :
- Place du traitement. Il n’est pas indiqué en première intention : il vient en deuxième intention, après six mois de prise en charge du mode de vie n’ayant pas permis d’atteindre les objectifs personnalisés, en décision partagée, avec l’accompagnement d’un professionnel de la nutrition.
- Suivi. Le poids est suivi à 3, 6 et 12 mois ; une perte trop rapide (10 % ou plus à 3 mois, 20 % ou plus à 6 mois) est un signe d’alerte qui fait rechercher une dénutrition ou un trouble alimentaire restrictif. Le traitement s’envisage au long cours.
- Tolérance. Les effets digestifs, fréquents pendant l’escalade de dose, doivent être dépistés et pris en charge de façon proactive, d’abord par des adaptations diététiques ; l’escalade s’adapte à la tolérance.
- Nutrition et muscle. Au moins deux repas par jour, une hydratation d’au moins 1,5 L, un apport protéique d’au moins 60 g par jour, un renforcement musculaire associé à l’endurance, et un suivi de la force musculaire, systématique chez les patients à risque : il ne faut pas se focaliser sur la balance.
- Santé psychique et troubles alimentaires. L’état psychique est pris en compte avant et pendant le traitement ; l’hyperphagie boulimique est prise en charge en premier ; les patients à risque de trouble restrictif sont identifiés et suivis de près.
- Situations particulières. Information sur les symptômes devant faire consulter, grossesse et contraception, chirurgie bariatrique.
2. Boli Care, conçu dans ce cadre
Ces trois textes convergent : une prise en charge globale, qui ne se résume pas au poids, construite avec le patient, suivie dans la durée et coordonnée entre les professionnels. C’est précisément le rôle de Boli Care.
L’application accompagne le patient au quotidien : bilans réguliers sur la tolérance, la conduite alimentaire, le moral, le stress et le sommeil, suivi du traitement, du poids, de l’activité et des protéines, et contenus éducatifs validés par un médecin nutritionniste. L’interface soignant restitue ces données sous forme de synthèse, pour éclairer la consultation et organiser des parcours hybrides.
Boli respecte aussi les limites fixées par ces textes. Il ne pose aucun diagnostic, ne prescrit pas, ne calcule aucune dose, ne prescrit aucun régime et n’affiche aucun objectif calorique. Il ne demande aucune surveillance en temps réel et ne remplace pas la consultation. Chaque décision reste celle du soignant.
3. Les dix recommandations principales
01Une évaluation multidimensionnelle
La HAS demande d’évaluer l’obésité au-delà de l’IMC : comportement alimentaire, retentissement psychique et social, activité physique, qualité de vie et complications, dans une démarche pluriprofessionnelle1,2.
Dans Boli. Le questionnaire d’inclusion, rempli par le patient à l’inscription et disponible pour le soignant avant la consultation, couvre le contexte de vie, la santé et les antécédents, l’histoire pondérale et le projet de soins. Le soignant le retrouve organisé par dimensions cliniques.
02Le repérage des troubles des conduites alimentaires
La HAS demande de rechercher l’hyperphagie boulimique et le syndrome d’alimentation nocturne1, et de repérer les troubles des conduites alimentaires2. Le GCC-CSO recommande d’identifier les patients à risque de troubles restrictifs avant un traitement médicamenteux3.
Dans Boli. Des questions de repérage à l’inclusion et des items hebdomadaires (perte de contrôle, grignotage, alimentation nocturne, restriction, compensation) sont restitués au soignant. Boli ne pose aucun diagnostic et n’adresse aucun message au patient sur ces réponses.
03La santé psychique, le sommeil et le stress
La HAS demande d’évaluer systématiquement les difficultés psychologiques et de rechercher les troubles du sommeil1,2. Le GCC-CSO demande de prendre en compte l’état psychique avant et pendant le traitement3.
Dans Boli. Le moral, le stress et le sommeil sont suivis chaque semaine et présentés au soignant sur la durée. Des programmes inspirés des thérapies cognitivo-comportementales sont en cours de déploiement.
04Un objectif qui ne se résume pas au poids, sans régime restrictif
L’objectif de la prise en charge inclut les complications, la qualité de vie et la mobilité. La réduction des apports doit être modérée et personnalisée, et les régimes très restrictifs sont déconseillés1,2.
Dans Boli. Aucun régime n’est prescrit et aucun objectif calorique n’est affiché. Le ressenti à chaque repas (faim, difficulté à s’arrêter, culpabilité) aide à travailler les sensations alimentaires, et le suivi couvre bien plus que le poids.
05La nutrition sous traitement
Le GCC-CSO recommande au moins deux repas par jour, une hydratation d’au moins 1,5 L et un apport protéique d’au moins 60 g par jour3.
Dans Boli. Le journal des repas et le suivi des protéines (objectif par défaut de 60 g, ajustable par le soignant) s’accompagnent de contenus validés sur les protéines, l’hydratation et l’alimentation sous traitement.
06L’activité physique et la préservation de la masse musculaire
La HAS fixe des repères d’activité physique, dont le renforcement musculaire1. Le GCC-CSO recommande de préserver le capital musculaire et de suivre la force musculaire (lever de chaise, force de préhension), systématiquement chez les patients à risque et au mieux chez tous, sans se focaliser sur la balance3.
Dans Boli. Les pas sont suivis, avec un objectif fixé par le soignant ; le test de lever de chaise est proposé dans l’application et la force de préhension est saisie par le soignant. Des contenus portent sur le renforcement musculaire, et des programmes d’activité physique adaptée sont en cours de déploiement.
07La tolérance et les effets indésirables
Les effets digestifs doivent être dépistés et pris en charge de façon proactive, d’abord par des adaptations diététiques, et l’escalade de dose s’adapte à la tolérance3.
Dans Boli. Le patient déclare chaque semaine ses effets indésirables, gradués selon leur retentissement. Le soignant les retrouve dans une grille d’évolution, à côté des paliers de dose, et le patient dispose de fiches pratiques de conseils par symptôme.
08Le suivi du traitement au long cours
Le poids est suivi à 3, 6 et 12 mois, une perte trop rapide est un signe d’alerte, et le patient est informé dès l’initiation que le traitement s’envisage au long cours3.
Dans Boli. La trajectoire du poids et des paliers, les prises réalisées ou manquées et l’observance sont suivies. Ces données sont restituées au soignant, à qui revient l’interprétation des seuils décrits par le GCC-CSO : Boli ne produit aucune alerte automatique.
09Une démarche éducative au cœur du parcours
La démarche éducative est au cœur de toute prise en charge et commence dès le diagnostic1,2. Les outils d’autoformation la complètent sans la remplacer2.
Dans Boli. Un programme éducatif et des fiches pratiques, validés par un médecin nutritionniste, accompagnent le patient et complètent l’éducation thérapeutique menée par les soignants, sans la remplacer.
10Un suivi coordonné, dans la durée
Le guide de la HAS demande d’organiser des temps de coordination, de partager l’information entre les professionnels et de suivre la personne sur plusieurs années, à vie dans les situations complexes. Il précise aussi que l’autosurveillance doit être accompagnée par un professionnel2.
Dans Boli. Une équipe de soins multiprofessionnelle peut suivre chaque patient, avec une synthèse longitudinale et un export PDF. Le soignant peut désactiver l’autosurveillance pour les patients le nécessitant. Une messagerie entre diététicien et patient est en cours de déploiement.
4. Tableau détaillé : 33 recommandations
Le tableau ci-dessous reprend, thème par thème, les principales recommandations de ces trois textes, avec leur source précise (numéro de recommandation, de message clé ou d’avis) et leur prise en compte dans Boli.
| N° | Recommandation | Source | Dans Boli |
|---|---|---|---|
| Évaluation et repérage | |||
| 01 | Graduer la prise en charge sur plusieurs paramètres (et non sur le seul IMC), en décision médicale partagée. | HAS 2022, R.1 | RespectéBoli ne gradue pas la prise en charge et n’oriente pas les patients : il met à disposition du soignant des données sur plusieurs dimensions. |
| 02 | Mesurer l’IMC et le tour de taille, et suivre leur évolution. | Guide HAS, message 1 | IntégréJournal du poids et du tour de taille (saisie ou synchronisation), historique depuis l’inclusion visible par le soignant. |
| 03 | S’appuyer sur une évaluation multidimensionnelle et pluriprofessionnelle. | Guide HAS, message 2 HAS 2022, R.1, R.28 (tableau 3) |
IntégréQuestionnaire d’inclusion en six chapitres (identité, vie quotidienne, santé, antécédents familiaux, histoire pondérale, objectifs et projet de soins), restitué au soignant par dimensions cliniques. |
| 04 | Porter attention à la qualité de vie, éventuellement par questionnaire. | HAS 2022, R.21 | IntégréÉchelle de qualité de vie à l’inclusion, puis chaque mois. |
| 05 | Rechercher systématiquement les troubles du sommeil par des questions simples. | HAS 2022, R.7 | IntégréQuestionnaire sommeil à l’inclusion et échelle de sommeil dans le bilan hebdomadaire. |
| 06 | Évaluer le comportement alimentaire, notamment l’hyperphagie boulimique et le syndrome d’alimentation nocturne ; repérer les troubles des conduites alimentaires. | HAS 2022, R.23 Guide HAS, message 3 |
IntégréQuestions de repérage à l’inclusion et items hebdomadaires (perte de contrôle, grignotage, alimentation nocturne, restriction, compensation), restitués au soignant, sans diagnostic. |
| 07 | Identifier, à l’interrogatoire ou par questionnaires, les patients à risque de troubles alimentaires restrictifs avant un traitement médicamenteux. | GCC-CSO, avis 33 | IntégréAntécédents déclarés (anorexie, boulimie) visibles uniquement par le soignant ; aucun message n’est adressé au patient. |
| 08 | Évaluer et accompagner tôt les difficultés psychologiques, les troubles psychiatriques et la vulnérabilité sociale. | Guide HAS, message 4 HAS 2022, R.24, R.25 |
IntégréAntécédents psychiatriques et contexte social à l’inclusion, moral et stress suivis chaque semaine et restitués au soignant. |
| 09 | Reconnaître, prévenir et accompagner toute stigmatisation. | Guide HAS, message 5 | IntégréRègles éditoriales sans stigmatisation (l’obésité n’est jamais un échec de volonté), question sur la stigmatisation ressentie. |
| Objectifs et nutrition | |||
| 10 | L’objectif de la prise en charge ne se résume pas au poids. | HAS 2022, R.29 GCC-CSO, avis 1, IP 4 |
RespectéLe suivi porte aussi sur la tolérance, la conduite alimentaire, le moral, le sommeil, l’activité et la qualité de vie. |
| 11 | Réduction des apports modérée et personnalisée ; régimes déséquilibrés ou très restrictifs déconseillés. | HAS 2022, R.32, R.34 Guide HAS, guide p. 180 |
RespectéAucun régime prescrit, aucun objectif calorique affiché ; règle éditoriale « jamais de régime restrictif ». |
| 12 | Un comportement alimentaire guidé par les sensations (faim, rassasiement), en tenant compte de la composante émotionnelle. | HAS 2022, R.33 GCC-CSO, avis 14 |
IntégréRessenti noté à chaque repas (faim, difficulté à s’arrêter, culpabilité), items sur l’alimentation émotionnelle, contenus dédiés. |
| 13 | Sous traitement : conserver au moins 2 repas par jour et une hydratation d’au moins 1,5 L par jour. | GCC-CSO, avis 14 | IntégréJournal des repas, et conseils validés sur l’hydratation et l’alimentation sous traitement dans les fiches pratiques. |
| 14 | Maintenir un apport protéique d’au moins 60 g par jour. | GCC-CSO, avis 29 | IntégréSuivi des protéines par jour, objectif par défaut de 60 g ajustable par le soignant ; contenus sur les protéines. |
| Activité physique et masse musculaire | |||
| 15 | Lutter contre la sédentarité et atteindre progressivement les repères d’activité, avec du renforcement musculaire. | HAS 2022, R.36 | IntégréSuivi des pas et objectif fixé par le soignant ; contenus sur le renforcement musculaire. Programmes d’activité physique adaptée en cours de déploiement. |
| 16 | Ne pas se focaliser sur la balance : préserver le capital musculaire et suivre la force musculaire (lever de chaise, force de préhension), systématiquement chez les patients à risque et au mieux chez tous. | GCC-CSO, avis 28 | IntégréTest de lever de chaise dans l’application, force de préhension saisie par le soignant, suivi dans la console. |
| 17 | Associer renforcement musculaire et endurance pour tous les patients sous traitement. | GCC-CSO, avis 29 | En cours de déploiementProgrammes d’activité physique adaptée en cours de déploiement ; contenus de renforcement musculaire disponibles. |
| Autosurveillance et santé psychique | |||
| 18 | L’autosurveillance doit être accompagnée par un professionnel et déconseillée en cas de trouble alimentaire restrictif ou d’activité physique excessive. | Guide HAS, guide §7.4 | IntégréLes données sont lues par le soignant, qui peut désactiver l’autosurveillance pour les patients le nécessitant. |
| 19 | Les thérapies cognitivo-comportementales, émotionnelles et la pleine conscience ont un intérêt sur les perturbations du comportement alimentaire. | HAS 2022, R.39 | En cours de déploiementProgrammes inspirés des TCC en cours de déploiement. |
| 20 | Prendre en compte l’état psychique avant et pendant un traitement médicamenteux ; une perte rapide peut déstabiliser. | GCC-CSO, avis 25 | IntégréMoral, stress et sommeil suivis chaque semaine et présentés au soignant sur la durée. |
| Traitements médicamenteux | |||
| 21 | La décision d’un traitement médicamenteux relève du prescripteur (niveaux 2 et 3), en décision partagée, en deuxième intention. | HAS 2022, R.41, R.42 GCC-CSO, avis 1 |
RespectéBoli ne prescrit pas et ne calcule aucune dose : le traitement est saisi et suivi, la décision reste au prescripteur. |
| 22 | Assurer un accompagnement par un professionnel compétent en nutrition. | GCC-CSO, avis 1 | IntégréDiététicien ou médecin nutritionniste intégrable à l’équipe de soins du patient ; messagerie diététicien-patient en cours de déploiement. |
| 23 | Dépister et prendre en charge de façon proactive les effets indésirables digestifs, d’abord par des adaptations diététiques. | GCC-CSO, avis 13 | IntégréEffets indésirables déclarés chaque semaine et gradués, grille d’évolution pour le soignant, fiches pratiques de conseils par symptôme. |
| 24 | Adapter l’escalade de dose à la tolérance et en informer le patient. | GCC-CSO, avis 15 | IntégréPaliers, prises réalisées et manquées suivis dans l’application et la console, à côté de la tolérance ; contenus sur les paliers de dose. |
| 25 | Suivre l’évolution du poids à 3, 6 et 12 mois ; une perte de 10 % ou plus à 3 mois, ou de 20 % ou plus à 6 mois, est un signe d’alerte. | GCC-CSO, avis 2, avis 26 | RespectéLa trajectoire du poids et des paliers est restituée au soignant ; l’interprétation des seuils décrits par le GCC-CSO lui revient. Boli ne produit aucune alerte automatique. |
| 26 | Informer le patient dès l’initiation que le traitement s’envisage au long cours. | GCC-CSO, avis 4 | IntégréUne partie du programme éducatif consacrée à la poursuite du traitement, et suivi de l’observance. |
| 27 | Informer des symptômes qui doivent faire consulter rapidement. | GCC-CSO, avis 13, 16, 17, 19, 24 | IntégréFiches pratiques par symptôme (dont douleurs abdominales et douleur du côté droit), avec la consigne d’en parler à son médecin et, en cas d’urgence, d’appeler le 15 (ou le 112). |
| 28 | Pas de traitement pendant la grossesse ; contraception efficace et information des femmes en âge de procréer. | GCC-CSO, avis 34, avis 36 | IntégréFiche « grossesse et contraception » et message d’information dans les questionnaires. |
| Éducation, coordination et parcours | |||
| 29 | Proposer une éducation thérapeutique dès le diagnostic ; la démarche éducative est au cœur de la prise en charge. | Guide HAS, message 8 HAS 2022, R.37 |
IntégréProgramme éducatif et fiches pratiques validés par un médecin nutritionniste, en complément de l’accompagnement par les soignants. |
| 30 | Les outils d’autoformation complètent l’éducation thérapeutique mais ne la remplacent pas. | Guide HAS, guide p. 62, p. 90 | RespectéLes contenus Boli complètent l’éducation thérapeutique menée par les soignants, sans la remplacer. |
| 31 | Organiser des temps de coordination et partager l’information entre les professionnels du parcours. | Guide HAS, message 9 | IntégréÉquipe de soins multiprofessionnelle autour du patient et export PDF de la synthèse. |
| 32 | Suivre régulièrement l’état de santé sur plusieurs années, et à vie dans les situations complexes. | Guide HAS, message 10 | IntégréBilans réguliers entre les consultations et synthèse longitudinale pour le soignant. |
| 33 | Le télésoin peut être combiné aux soins en présentiel, en particulier sur le long terme. | Guide HAS, synthèse p. 14 | RespectéBoli complète les consultations sans les remplacer, et ne demande aucune surveillance en temps réel. |
Intégré fonctionnalité ou contenu présent dans Boli. En cours de déploiement fonctionnalité en cours de mise à disposition. Respecté recommandation qui relève du soignant : Boli la respecte en n’interférant pas avec sa décision.
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Voir les fonctionnalitésRéférences
- Haute Autorité de santé, Fédération française de nutrition. Obésité de l’adulte : prise en charge de 2e et 3e niveaux. Partie I : prise en charge médicale. Recommandation de bonne pratique, validée le 2 juin 2022. has-sante.fr.
- Haute Autorité de santé. Guide du parcours de soins : surpoids et obésité de l’adulte, et fiche « 20 messages clés ». Mise à jour février 2024, page mise à jour le 27 novembre 2024. has-sante.fr.
- Aron-Wisnewsky J, Tatulashvili S, Segrestin B, Bétry C, Achamrah N, Gatta-Chérifi B, Stenard F, Catheline JM, Dumotier A, Czernichow S, Ciangura C, Disse E. Prise de position du GCC-CSO sur les traitements médicamenteux de l’obésité (TMO) chez l’adulte et leur accompagnement en pratique. Médecine des Maladies Métaboliques 2025 (sous presse). doi:10.1016/j.mmm.2025.10.003.