RECHERCHE & CLINIQUE

Consensus Lancet EASO-EFAD-ECPO : nutrition, masse maigre et suivi sous GLP-1

Par Boli Care · 8 min de lecture · 16 juillet 2026

Publication officielle Boli Care sur LinkedIn.

Le 8 juillet dernier, l'EASO (European Association for the Study of Obesity), l'EFAD (European Federation of the Associations of Dietitians) et l'ECPO (European Coalition for People Living with Obesity) ont publié, dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, un consensus important.

Son sujet : les considérations nutritionnelles, fonctionnelles et psychologiques indispensables autour des thérapies incrétines (GLP-1, GLP-1/GIP).

Ce qu'il faut en retenir :

  • La perte de poids sous incrétines s'accompagne d'une perte de masse maigre pouvant représenter jusqu'à 30 % du poids perdu, un niveau comparable à la chirurgie bariatrique. Sans apport protéique renforcé et sans renforcement musculaire, cette perte devient un vrai risque fonctionnel, en particulier chez les patients âgés.
  • La suppression de l'appétit et du "bruit alimentaire" soulage beaucoup de patients. Mais quand la nourriture servait de mécanisme d'adaptation face au stress ou aux émotions, sa disparition peut faire émerger d'autres comportements à risque si la détresse psychologique n'est pas accompagnée. Les auteurs recommandent un dépistage systématique des troubles du comportement alimentaire, à chaque étape du traitement.
  • L'activité physique adaptée doit être intégrée dès le premier jour du traitement, pas ajoutée après coup une fois les effets secondaires digestifs stabilisés.
  • Un chiffre qui résume tout : moins de 20 % des essais cliniques sur les incrétines rapportent des données sur l'alimentation des patients, et moins de 5 % des données osseuses, micronutritionnelles ou fonctionnelles. Le développement pharmaceutique est allé vite. La structuration du parcours de soin autour, beaucoup moins...

C'est exactement pour ça que nous construisons Boli Care.

Parce qu'une molécule, aussi efficace soit-elle, ne remplace pas un accompagnement psychologique, nutritionnel et d'activité physique adaptée, structuré dans la durée.

Parce que les soignants ont besoin d'un outil pour orchestrer ce suivi multidisciplinaire, sans charge de travail supplémentaire.

Parce que les parcours de soins et les équipes actuelles ne peuvent faire face à l'afflux de patients et ont besoin de nouveaux outils pour coordonner leurs prises en charge.

Parce que les données de vie réelle (signaux psychologiques, apports nutritionnels, fonction physique) qui manquent aujourd'hui à la recherche doivent être structurées pour mieux comprendre et mieux traiter l'obésité.

Ce consensus vient confirmer, avec la caution de trois sociétés savantes européennes et la voix des patients eux-mêmes (ECPO), ce que nous répétons depuis le début : la numéricothérapie doit servir une prise en charge globale de l'obésité, pas juste permettre de "prescrire plus de GLP-1".

Renforcés par ce consensus, nous continuons !